mardi 6 novembre 2012

Surprenantes annonces gouvernementales

Le Gouvernement a ainsi annoncé ce matin son espèce de plan pour la compétitivité. Beaucoup de copains, à gauche, sont consternés par l'augmentation de la TVA. Moi aussi, je dois dire, mais pour une raison vicieuse : ayant passé pas mal de temps à lutter contre cet impôt injuste, la pilule a du mal à passer, comme si je devais renier des engagements.
Cela étant, je ne vais pas en faire une jaunisse : l'augmentation du taux principal est dérisoire. Mais elle existe.
Nous allons positiver : nous avons maintenant trois taux bien propres, 5, 10 et 20%. Ca a le mérite d'être simple. En plus, ça ne sera validé qu'à l'occasion de la préparation du budget 2014.

Il y a d'autres aspects qui me gênent. Le premier est cette espèce de précipitation : Louis Gallois remet son rapport hier, le Gouvernement se réunit ce matin pour en discuter et les annonces sont faites dans la foulée. Comme des informations avaient fuité et qu'on peut supposer que le Gouvernement n'est quand même pas un ramassis d'incompétents, on peut penser que tout était prévu à l'avance. De là à penser qu'il s'agit d'une gigantesque manipulation, il n'y a qu'un pas à franchir. Le Gouvernement n'aurait-il pas dicté son rapport à Louis Gallois pour pouvoir y appuyer des machins prévus ? Je ne franchis pas le pas. Disons que M. Gallois a donné des résultats par oral avant la remise officielle et que quelques gugusses ont bossé pour faire un magnifique dossier avec les propositions pour qu'elles soient prêtes et qu'il soit imprimé ce matin…
Il n'empêche que la communication est bizarre : on a beaucoup reproché à Nicolas Sarkozy d'agir dans la précipitation et, cette fois, la précipitation est telle que ça ne peut pas en être. Le CICE (Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi) n'a pas pu être inventé hier, l'argumentaire n'a pas pu être fait en moins de 24 heures, surtout avec François Hollande en visite à l'autre bout du monde.
A ce propos, je note qu'il semble ne pas être impliqué dans cette histoire. C'est bien Jean-Marc Ayrault qui est en première ligne. La presse titre bien sur Matignon et le Gouvernement, pas du tout sur le Président ce qui est d'ailleurs « normal » : ce n'est pas au Président de s'occuper de ce genre de bricole. Jean-Marc Ayrault avait besoin de ça puisque sa compétence était mise à rude épreuve, la semaine dernière, où il était accusé de ne pas tenir son Gouvernement et de faire lui-même des couacs.

Le fait que le Président de la République n'est pas en première ligne est intéressant. Si la grogne est trop forte, il pourra toujours annuler l'augmentation de la TVA. C'est un truc que l'on pratique souvent en entreprise : en temps que cadre, je prends des décisions et je les annonce. Si les autres ne sont pas compétents, ma direction peut intervenir et dire « oups, désolé, j'avais oublié de prévenir Nicolas de cet aspect patati patata).
Toutes les boites font ça. C'est une ancienne directrice qui m'avait appris le truc. Je m'égare mais ne mettez jamais votre hiérarchie en simple copie d'un mail, mettez la en copie cachée. Elle pourra toujours faire semblant de ne pas être au courant et rattraper vos actions si elles s'avèrent ne pas être les bonnes.

Je résume la première partie de ce billet qui fera date dans l'histoire de ce blog vu que ça fait longtemps que je n'y ai rien glandé : le bordel est tel qu'il ne peut être que prémédité ou cacher autre chose.
Cacher autre chose ? Je ne vois pas pourquoi on serait à une semaine près… d'autant que les mesures principales s'appliqueront en 2014.
Mais l'élection présidentielle aux USA fera la une des journaux télévisés ce soir et de la presse papier demain matin.

La deuxième chose qui m'étonne dans le plan du Gouvernement est de voir une hausse de la TVA, surtout qu'elle est particulièrement modérée. Tous les gens de gauche ont horreur de la TVA et la grogne est certaine.
Il aurait été facile d'augmenter un tout petit peu la CSG. Les militants qui soutiennent le Gouvernement dans les réseaux sociaux auraient mis leur queue entre les jambes quelques heures alors que maintenant ils sont franchement emmerdés voire, font des billets de blog pour rentrer dans le lard au Gouvernement qui les aurait trahis…
Le Gouvernement n'avait probablement pas le choix d'augmenter un de ces deux impôts pour éviter de se retrouver dans le rouge trop rapidement. Le choix de la TVA est surprenant. Il y a-t-il une volonté du Gouvernement d'épargner les gros salaires ? Juge-t-il que les augmentations des cotisations sur les retraites auraient déjà eu assez de côtés négatifs ?
Il n'empêche que « renier » à ce point une promesse forte est bizarre.
Enfin, renier est un bien grand mot. Le principal engagement était de supprimer la hausse de 1,2 points prévue par la droite. Ca a été fait. Mais de là à la remplacer par une hausse de 0,4, c'est surprenant.

Bref, je me pose des questions…

jeudi 11 octobre 2012

La gauche qui bosse

Dans le cadre du boulot, j'ai été amené à étudier deux décrets relatifs à la sécurisation des transports de pognon et à la sécurité et l'aménagement des locaux où sont installées les distributeurs de biftons.

Bossant dans l'informatique, je ne suis pas trop concerné. Il n'empêche que je dois me maintenir au courant pour avoir l'air moins con lors de réunions : ces délicieuses machines sont des équipements informatiques. En gros, c'est nous qui payons !

Toujours est-il que ces textes sont très importants, on voit suffisamment d'attaques de transporteurs de flouze et d'arrachage de distributeurs, dans la presse ! Il n'y a pas que le pognon des méchants banquiers, derrière : il y a le travail de vrais gens.

M'étant fortement impliqué à mon niveau dans les campagnes pour la Présidentielle et les législatives, ça m'amuse beaucoup de voir des mesures concrètes arriver des ministères pour me servir dans le boulot quand la gauche arrive au pouvoir, alors qu'on les attend depuis 10 ans.

Surtout quand ça concerne la sécurité et que ça vient du ministère de l'intérieur !

La gauche qui agit.

mercredi 10 octobre 2012

Encore un billet de test !


C'est Cyril qui me recommande de tester la publication de billets par mail et je m'en vais le faire immédiatement ce qui nécessite d'avoir deux paragraphes suffisamment longs pour que je puisse vérifier, ensuite, la mise en page. Tout cela n'est bien sûr qu'une formalité mais il faut néanmoins le faire. Voilà, le premier paragraphe est terminé.


Je vais maintenant entamer le suivant. Qui sera donc le deuxième. Je vais en profiter pour mettre un mot en gras et un autre en italique ! Le test serait d'ailleurs relativement incomplet sans une partie écrite dans une couleur différente. Enfin, je vais joindre une photo ce qui fera d'une pierre trois ou quatre coups. L'illustration était prévue pour un billet que je n'ai pas fait. Comme il ne faut pas gâcher... 

 

vendredi 5 octobre 2012

La machine à café

Au bureau, nous avons une machine à café Nespresso. On n’achète nos paquets de capsules individuellement tous les mois. Après on met une capsule dans le machin, une tasse dessous et on appuie sur un bouton. J’explique : tout le monde ne connaît pas.

Vers 15h30, j’arrive près de la machine. Une collègue était en train de laver des fruits. Oui. Il y a des gens qui lavent des fruits sur leur lieur de travail. Moi, ça m’échappe. Des figues et du raisin. Bref ! Les voyants de la machine étaient au rouge. Je lis l’écran (les cafetières sont très modernes de nos jours) et je vois « Bac à capsule, plein ». Je dis donc tout haut ! « Ah ! Bac à capsule plein… Remarque, moi aussi… »

Il faut dire que je sors d’un repas avec Tonnégrande et @Rosselin.

Ce matin, j’arrive à la machine et comme plusieurs personnes discutaient dans notre petite cafétéria, je me suis faufilé pour atteindre cette moderne machine. J’allais insérer ma capsule quand je me rends compte qu’une personne avait sa capsule en main. Il était donc là avant moi et n’avait pas pris son café. Je présente brièvement mes excuses et lui fait signe de passer devant.

Je le vois qui appuie cinq secondes sur la touche on/off de la machine. Ca permet d’accéder à un menu sur l’écran. Il tripote les boutons puis met sa tasse, sa capsule et appuie sur le bouton tout en laissant son doigt appuyé dessus alors qu’il suffit d’appuyer une courte fois pour que ça suffise. Néanmoins, je ferme ma gueule mais un autre collègue le regardait avec des yeux ébahis.

Le gars nous explique alors qu’il étalonnait la machine à café pour que les doses soient légèrement moins importantes car le café était meilleur ainsi.

Je vous passe le fait qu’il n’est pas vraiment démocratique d’imposer aux autres sa façon d’apprécier le café, j’ignorais qu’on pouvait avoir des types dans une entreprise avec assez de temps pour savoir étalonner une machine à café et même savoir qu’on pouvait étalonner une machine à café.

Du coup, je ne regrette pas de faire parfois un billet de blog pendant mes heures de travail…

mercredi 3 octobre 2012

Interlude

Ce n'est pas le tout de fêter l'anniversaire de David, encore faut-il faire quelques tests pour vérifier que les flux de ce blog sont correctement envoyés dans Twitter et Facebook.

Cela nécessite un billet de test. Désolé pour le dérangement.

vendredi 28 septembre 2012

La dame au Figaro

Je vais souvent déjeuner d’un sandwich au comptoir d’une brasserie, à côté du métro Cambronne. Si vous voulez savoir : le bar tabac à l’angle des rues Frémicourt et la Croix Nivert, voir le point rouge sur l’illustration. Si vous voulez vraiment tout savoir : il y a de la Fischer à la pression ce qui change des bières ordinaires que l’on trouve près de chez moi.

C’est un quartier qui fait assez populaire, avec la rue du Commerce pas loin mais on est aussi très près du bourgeois 7ème arrondissement.

J’étais là, ce midi, quand une dame est arrivée. Très propre sur elle, habillée en bourgeoise avec quelques gros bijoux bien visible et un carré Hermès (je suppose). Elle avait le Figaro sous le bras, histoire de compléter la caricature. Quand elle s’est adressée au serveur pour commander son café, elle était très polie et distinguée. Ce n’était pas une radasse déguisée mais une authentique bourgeoise.

Elle commande un café et demande au serveur le Parisien. Il le lui donne mais devait avoir l’air surpris qu’elle lui fasse la demande vu qu’elle avait déjà un journal sous le bras. Elle lui explique :
-         je ne trouve pas tout dans le Figaro.
-         ah oui, les actualités du quartier ! Elles sont vraiment bien dans le Parisien.
-         Oui mais même pas, pour les actualités générales aussi, il est plus complet.

Si même les bourgeois se mettent à critiquer le Figaro…

Pourquoi l’achètent-ils ?