Depuis quelques années, le siège du Crédit Lyonnais est installé Villejuif, à la limite du Kremlin-Bicêtre, à 50 mètre de chez moi et 100 de la Comète. J'ai bossé comme consultant chez eux, un mois par ci, une semaine par là, pendant près de vingt ans.
Ce qui devait arriver arriva. Il y a dix jours, à force de trainer dans le quartier, j'ai croisé un de mes anciens clients, Laurent B.
Surtout, ce midi, alors que je suis à l'apéro, un type me fait signe, en salle. Pierre Étienne, un gars que je connais depuis 87, et que j'ai beaucoup croisé jusqu'au début du siècle et que j'ai revu fin juillet pour la première fois depuis longtemps...
Le monde est petit...
vendredi 31 août 2012
vendredi 3 août 2012
46èmes vacances d'été, c'est maintenant !
Tiens ! Puisque je raconte l’histoire de ma vie, dans
ce blog, et que je suis en congés… autant raconter l’histoire de mes vacances d’été.
Somme toute, les quarante premières années ont assez peu d’intérêt.Les deux premiers paragraphes sont donc plus chiants que les autres. Ca vous apprendra à vouloir tout savoir.
Je dois reconnaître que j’ai oublié les trois ou quatre premières
années… Mes parents ont acheté une petite maison de vacances en 1969, au bord
du Golfe du Morbihan dans un coin où il n’y avait que des paysans et des
ostréiculteurs, entre Vannes et Auray. La plage à 250 mètres et une magnifique
vue sur le golfe et son entrée, sur Locmariaquer, la rivière d’Auray. C’est un
promoteur immobilier qui avait eu l’idée d’installer quatre maisons pour
vacanciers qui n’avaient pas les moyens d’acheter dans les coins branchés de l’époque :
Quiberon, Carnac, Sarzeau, … Voir le plan. Depuis, un golf s’est installé, les
maisons de vacances se sont multipliées et, surtout, des résidences principales
de gens travaillant à Vannes.
Je n'ai aucune photo à vous montrer de la vue qu'on a de la maison. Les arbres des voisins ont trop poussé depuis l'invention des appareils photos numériques...
Dès lors, nous partions en camping, souvent en montagne,
pendant le mois de juillet, et allions dans cette maison tout le mois d’août
(et les petites vacances et parfois le week-end). En 1980, j’ai commencé à
partir en centre de vacances avec l’association laïque du scoutisme français,
généralement le mois de juillet. Je ne partais donc plus avec la famille. En
1984, je me suis retrouvé animateur, chez les 11-15 ans. Gaël avait
dix ans et était donc avec les petits. C’est ainsi que je l’ai connu, vu que
son grand frère était animateur comme moi. A partir de 1985, les « chefs »
ont décidé de voyager : en 1985, nous avons campé au Portugal, en 1986 en
Corse et en 1987 en Yougoslavie (c’était dans un monde d’avant…). C’est surtout
là que j’ai connu Gaël, il était parmi les mômes dont j’assurais l’éducation. Ca
explique beaucoup de chose.... Les trois années suivantes, je n’ai pas pris de vraies
vacances à cause du boulot et du service. En 1990, je me suis retrouvé
directeur adjoint puis directeur en 1995 et 1996... avec Gaël comme adjoint, le
pauvre. J’avais 30 ans, j’ai arrêté. En 1997, je n’ai rien glandé. Si on compte
bien, c’est la première fois depuis 10 ans. L’année suivante, j’ai commencé à
partir en vacances avec des copains, en camping, et c’est au début des années
2000 qu’on a connu Florac et que je suis tombé amoureux de ce coin : les
causses, les Gorges du Tarn, … On a commencé à y aller tous les ans puis, on a
arrêté. C’est un couple de copains, d’une dizaine d’années de plus que nous,
qui ne supportait plus trop le camping. Le couple avait des gamins, ce qui nous
occupait et nous donnait des prétextes pour aller nous baigner dans le Tarn. On
s’est retrouvé à deux ou trois gugusses de quarante années à faire du camping.
Ca n’avait plus de charme dans la mesure où nous avions des centres d’intérêts
différents. Notre principale activité était de ne rien faire en attendant l’heure
d’aller au bistro. L’année suivante, on n’est pas partis ensemble, ça n’aurait
plus eu de sens et on se serait fait chier comme des rats morts.
C’était en 2006. Une page de ma vie c’était tournée :
40 ans de camping.
J’avais une semaine à passer avec des copains qui avaient en
charge leur petit-fils, à Cavalaire. Pour aller à Cavalaire, de Bicêtre, j’étais
passé par Loudéac, Bordeaux, Tarbes (quelques jours avec promenade dans les
Pyrénées), un passage par Le Canton, Florac et, si ma mémoire est bonne, une
nuit à Millau.
Comme une andouille, en août 2007, je m’étais retrouvé sans
aucun projet de vacances et sans personne avec qui partir. Crise d’angoisse et
tout ça. Pourtant, je n’ai jamais eu des vacances aussi riches.
2 nuits en Bretagne. Une nuit à Tours pour revoir Gaël que
je n’avais pas vu depuis 2002 (il avait passé un week-end chez moi, hips). Une
nuit à Châteauroux…
Dans les blogs ou les réseaux sociaux, j’avais sympathisé
avec un internaute de Toulouse. Tellement sympathisé qu’il m’était paru
saugrenu de parler depuis 18 mois au quotidien avec un lascar sans le connaître.
Me voila donc à Toulouse pour une soirée avec ce blogueur
qui n’habite plus Toulouse et s’appelle maintenant Monsieur Poireau. Un tour à
Narbonne.
Deux nuits au Canton ! Le
taulier est un ancien collègue qui tient maintenant un gite et des chambres d’hôtes
à Saint Jean du Gard. C’est à deux pas de Florac, où j’avais passé « tant »
de vacances et que j’avais ainsi pu revoir.
Sur un coup de tête, après être rentré à Bicêtre, j’étais
parti chez une copine blogueuse, à Colmar, pour un dîner. J’avais pris Jim dans
mes bagages. Nous avions prévu de visiter le coin mais, au Haut Koenigsbourg, il
faisait tellement mauvais, nous avons décidé d’aller en Belgique avec une rapide
visite de Strasbourg, un passage par l’Allemagne, le Luxembourg… Jim n’avait
jamais été à l’étranger alors qu’il venait de Douais.
En 2008, j’avais passé une semaine à Loudéac. Je crois bien
que ma mère avait eu un accident et qu’elle était bloquée à la maison ou l’hôpital.
J’avais passé cette première semaine à m’occuper d’elle tout en me promenant « un
peu partout » près de la mer, sur la côte nord comme la côte sud, en une
semaine, j’ai probablement fait près de 1000 km… Après j’étais rentré à Bicêtre.
C’était l’année des travaux à la Comète et nous avions eu une époque assez
festive, avec Tonnégrande. Pour dire que je faisais quelque chose, j’avais
passé trois jours en Normandie.
C’était une mauvaise période pour moi : changement de métier
et de boite (c’était une bonne nouvelle mais ça génère un certain stress),
changement de patron de bistro.
L’été s’était bien terminé par une très belle fête de
blogueurs, à la Comète. Enfin, je crois que c’était cet été là.
En 2009, ayant raté mes vacances de l’année précédente, j’avais
pris les choses en main, comme d’habitude : je n’avais rien préparé, à
part le fait de m’inviter chez des gens croisés dans les réseaux sociaux.
Contrairement à d’habitude, j’étais parti une semaine avant
la fin juillet. Je m’en suis rappelé récemment en lisant un truc sur le tour de
France : une étape dont j’avais entendu le direct dans la voiture en
longeant le Rhône… Une première nuit à Saint Etienne puis une soirée à Valence,
chez Peuples, puis une visite chez FalconHill,
quelques jours au Canton, d’autres chez Le Coucou… Et j’en oublie.
L’année suivante, j’avais à peu près la même chose, quelques
jours au Canton, quelques autres chez Le Coucou, une nuit en Bourgogne chez les
Castor.... et une soirée un peu arrosée à Tours.
En 2011, le Coucou est mort fin juillet, ça m’avait gâché
les vacances. J’avais quand même été à Lyon, en Belgique, à Douais, à l’Université
d’été du PS, …
Et après, je m’étonne d'être toujours aussi peu
reposé après les vacances…
jeudi 5 juillet 2012
Mes téléphones
J’ai éclaté de rire tout seul, hier soir, au comptoir, quand
je réfléchissais à ma série de billets, ici. Avant-hier, je parlais de mes
voitures. Hier, je parlais de mes ordinateurs. Il m’est donc évidemment
venu à l’esprit de faire un billet à propos de mes téléphones portables.
Je ne sais plus du tout pourquoi je me suis décidé à acheter
un portable, à l’époque c’était relativement rare, mais je sais très bien
pourquoi j’ai choisi ce modèle et c’est ce qui m’a fait rigoler, hier : j’ai
choisi un Nokia 3410 (ou 3210, je ne sais plus, peut-être 3310, d'ailleurs...) parce qu’il était disponible en
couleur ANIS.
C’était début février 2001, je m’étais pointé au bureau en
ayant dans la tête l'idée d’acheter un téléphone et de prendre un abonnement. En tout,
j’ai eu deux Nokia, deux Sagem et je suis à mon deuxième iPhone, j’ai pris l’habitude
de changer tous les deux ans. C’est un peu le hasard mais les batteries de mes
deux Nokia sont devenues HS au bout de deux ans.
J’avais pris mon premier Sagem car je voulais un appareil
photo intégré. Les Nokia bien équipés étaient trop cher, à l’époque. C’est
aussi une des raisons qui expliquent la baisse de Nokia ; alors qu’ils
avaient des utilisateurs inconditionnels, les montées en gamme coûtaient la
peau des fesses alors qu’avec le progrès techniques elles auraient du être « transparentes ».
Cela étant, peu importe. Ma carrière de possesseur de
téléphone mobile n’aurait strictement aucun intérêt si je n’avais pas deux
anecdotes à raconter, en plus de celle de la couleur « anis » qui a
motivé le choix du premier.
Quelques jours après l’achat de ce premier, mon chef m’appelle.
« Ah ! Je vois que tu as un téléphone
portable, si tu veux je peux t’en avoir un d’entreprise ». Ainsi,
pendant 7 ans, j’ai toujours eu sur moi deux téléphones, un personnel et un
professionnel. Je passais tous mes coups de fil avec mon téléphone
professionnel, utilisant le personnel pour les SMS et pour recevoir les appels
(et pour prendre des photos).
N’importe quoi, donc. L’art de dépenser du pognon n’importe
comment.
En illustration, un Nokia 5210 tel que j’ai eu pendant des
années comme téléphone professionnel. C’était très bien.
La dernière anecdote presque racontable est la fin de vie de
mon premier Sagem. C’était un soir, je rentre du bistro vers 21h30 en oubliant
d’aller aux toilettes. J’arrive chez moi pressé, je me précipite dans les
toilettes mais n’arrive pas à ouvrir ma braguette assez vite… Trop tard, me
voila à pisser dans mon pantalon pendant quelques très longues secondes. Je
précise pour mes aimables lecteurs que c’est la seule fois de ma vie où ça m’est
arrivé.
Le problème est que j’avais le Sagem dans la poche…
J’ai réussi à le sauver mais il a continuer à puer pendant
plusieurs semaines (je ne sais pas à quel point c’était psychologique, chez
moi), ce qui fait qu’il m’a fallu le remplacer…
mercredi 4 juillet 2012
Mes ordinateurs
Je ne prends pas souvent la plume, pour ce blog, mais quand
je m’y mets, je m’y mets… Hier, je citais la liste des bagnoles que j’avais
eues ce qui me donne, aujourd’hui, de lister les ordinateurs. Ce n’est pas une
tâche facile parce que les microordinateurs sont mes principaux outils de
travail depuis mi 1987… 25 ans pendant lesquels j’ai passé plus de 40 heures
par semaines devant un PC, en gros. Alors le soir, à la maison, ou le week-end,
j’avais bien mieux à faire… jusqu’à l’apparition d’Internet en haut débit et
des réseaux sociaux, dont les blogs, ce qui est, finalement, assez récent…
J’ai déjà raconté dans ce blog comme j’étais fan d’informatique
quand j’étais adolescent, faisant partie d’un club informatique dès l’âge de 15
ans, âge minimum, auparavant j’y accompagnais mon père. Dès lors que mon métier
est devenu « informaticien », à l’été 1987, j’ai complètement
délaissé l’informatique pendant mes loisirs. Toujours est-il que pendant 7 ou 8
ans, j’ai passé l’essentiel de mon temps libre dans les locaux du club Microtel
de Loudéac, Boulevard Pasteur… où je considérais les ordinateurs comme m’appartenant,
ce qui ne dérangeait pas les autres membres du club dans la mesure où j’assurais
la maintenance, la formation et l’assistance des nouveaux utilisateurs… Sans
compter le rôle de concierge pour ceux qui n’avaient pas la clé.
Le premier ordinateur de ce club était un Goupil 1 mais c’est
surtout sur un Goupil 2 que j’ai fait mes premières armes et appris la
programmation en Basic. Le club était assez chichement doté, manquant de moyens
(les ordinateurs coûtaient un bras à l’époque), aussi je pourrais énumérer la
liste des machines que nous avons eues mais j’ai peur que la mémoire me joue
des tours. Je me rappelle d’un Thomson TO7 puis d’un Amstrad (CPC 464 ?).
Ensuite, nous avons eu deux ordinateurs « compatible IBM » (une autre
époque !). Mais c’est bien le Goupil 2 qui était la machine la plus
utilisée, la plus fiable, pendant plusieurs années, avec l’Amstrad, mais plus
pour les jeux (comme il était à cassettes, la programmation était chiante). Tant
qu’on en est sur les PC qui ne sont pas à moi, je tiens à noter une période, au
début des années 1990, où mon chef a enfin compris l’intérêt de donner des PC
relativement puissants aux développeurs, ce qui fait que je me suis retrouvé,
au bureau, avec ce qui était à l’époque une véritable bête de course, un
Compaq. Il était d’ailleurs relativement… compact ce qui permettait de le déplacer
assez facilement en clientèle. Le travail devenait « un plaisir » (on
ne passait pas des heures à compiler…). Sur l’Amstrad, j’ai appris le Pascal grâce
au génial « Turbo Pascal » de l’époque et sur le Compaq, j’ai fait
mes premières armes en C.
Mon père a également eu des ordinateurs mais j’ai un peu
oublié. Je crois qu’il a eu aussi un Amstrad (à disquettes, le 6128 ?) et
une machine MS-DOS (peut-être un Amstrad, aussi) mais, à l’époque, j’y touchais
assez peu, étant déjà informaticien de profession, en faire pour le loisir m’énervait.
Je me contentais de fournir des logiciels piratés à mon père. C’est mal.
Et moi ?
J’ai du mal à me souvenir.
Le premier ordinateur que j’ai acheté était un portable –
enfin, une espèce de portable, rien à voir avec les machins d’aujourd’hui mais
bien pratique. Je me rappelle l’avoir acheté dans le magasin Connexion de
Vannes, c’était donc entre fin 1990 et mi 1993. Je ne sais plus pourquoi
je l’avais acheté. Je l’utilisais relativement peu mais comme j’exerçais des
responsabilités dans une association en Bretagne, je devais le trimbaler
toujours avec moi « au cas où » mais l’utilisait très peu, uniquement
pour des tâches administratives et la comptabilité. Du coup, il avait élu
domicile dans le coffre de ma voiture (une ZX Volcane, si vous avez suivi mon
billet d’hier).
Ce qui devait arriver arriva : ma voiture a été
fracturée dans mon garage et l’ordinateur a été volé, juste avant l’été 1996. L’ordinateur
ayant à l’époque environ cinq ans, ça ne me dérangeait pas trop pour ce qui
concerne la valeur du machin (sinon, je ne l’aurais pas laissé dans la
voiture). Par contre, j’ai été drôlement emmerdé du fait d’un cafouillage dans
les sauvegardes de la comptabilité de l’association en question. J’étais donc
dans la merde.
Il a d’ailleurs fallu que j’achète un PC en urgence parce
que je dirigeais un centre de vacances de cette association en juillet. J’ai
donc acheté un PC ACER. Comme c’était encore à l’époque où je rentrais tous les
week-ends en Bretagne, le PC a donc fini par rester à demeure à Loudéac et par
n’être quasiment jamais utilisé (il est resté dans ma chambre pendant plus de
10 ans, avec ma mère, on ne s’est décidé à le jeter que récemment). Pendant les
quelques mois qu’il avait passez chez moi, j’ai pu découvrir Internet mais la
connexion était trop lente pour qu’on puisse y trouver un quelconque intérêt, d’autant
que j’avais « le haut débit » au bureau…
C’est fin 2001 que tout a basculé. Je crois. Je crois me
rappeler que l’achat que j’ai fait à l’époque était un de mes derniers chèques
en francs…
A l’époque, la mode, dans les entreprises, étaient d’offrir
des ordinateurs à ses salariés en guise de prime (non imposable). Je ne sais
plus quel texte de loi le permettait. L’entreprise pour qui j’étais consultant
avait donc choisi d’acheter des PC pour ses employés. Comme il y avait beaucoup
de consultants, elle leur avait proposé de participer à l’opération en nous
vendant les PC a prix coûtant. 7000 francs pour un très bon PC de bureau, c’était
donné (même si ça semble un peu cher aujourd’hui). C’était mon premier PC dans
un environnement Windows (XP) alors que j’étais juste là resté fidèle à MS-DOS
et il préfigurait l’usage que j’ai de mes ordinateurs personnels maintenant :
aucun bricolage et de l’utilisation purement grand public.
Dès l’installation, je me suis rendu compte qu’Internet
était indispensable (je l’avais déjà depuis cinq ans au bureau). J’avais un
modem, il me fallait le CD d’un FAI. C’était un jour férié. Le magasin But près
de chez moi était le seul ouvert et ils avaient des CD AOL.
C’était parti ! Il me fallait un identifiant. Je le
voulais court. « njegou » étant déjà pris, c’est ainsi qu’est né « jegoun » !
Un peu plus de trois ans après, j’ai acheté un ordinateur
portable. Je ne sais plus pourquoi. Enfin, je ne sais plus si c’est sur un coup
de tête ou parce que le fixe donnait des signes de faiblesses. Je me rappelle
qu’à un moment, je n’arrivais plus à me connecter à Internet avec l’ancien PC
sans passer par le nouveau, en « réseau », le modem étant connecté au
portable. Il me posait d’ailleurs un tas de petits problèmes et ramait
réellement suite à l’installation d’un SP quelconque. J’aurais pu rétablir mais
ça m’aurait fait prendre des risques inutiles et fait perdre un temps
incroyable (à ma grande époque de consultant mon taux de facturation journalier
dépassait largement le prix d’un PC…).
En fait, le portable répondait très bien à mes usage :
un brin d’Internet, la gestion et l’archivage de mes photos numériques (on
oublie, mais les appareils photos numériques ne se sont développés que depuis,
j’étais un précurseur en matière de numérique, en ayant un des premiers
réellement puissants, suite à un coup de tête du fait que je connaissais le
commerçant avec qui je prenais le café tous les matins), la tenue de mon site
web de l’époque (qui aurait du me maintenir à niveau à propos des technologies
web)…
J’ai presque arrêté d’utiliser le PC de bureau, sauf quand j’avais
besoin d’un environnement de travail confortable…
Tout a basculé entre les deux tours de la Présidentielle en
2007… Le 24 avril, je suis réveillé par un « tac tac ». Je ne sais
pas pourquoi mais je comprends immédiatement que la tête de lecture de mon
disque dur était tombée sur ce pauvre disque. Amen… J’avais acheté un PC
portable de merde pour 7 ou 800 euros (à l’époque, début 2005, c’était peu). Il
était mort. Amen. Tant pis pour moi. J’avais une magnifique tour de cinq ans qui
fonctionnait toujours, il me suffisait de télécharger un nouveau driver pour le
Modem, ce que j’ai fait au bureau dans la journée.
J’arrive à la maison, le soir, et j’allume le PC. Paf !
Boum ! L’alimentation explose…
Pas de bol. Deux PC HS en moins de 24 heures.
Ce ne me gênait pas trop (à part que ne pas avoir Internet
au moment d’élections présidentielles était ballot).
J’avais déjà plus ou moins décidé d’acheter un ordinateur
haut de gamme (non pas par snobisme mais je constatais que tous les gens,
autour de moi, dépensaient des sommes délirantes pour acheter des extensions
diverses, comme, à l’époque, des graveurs de DVD externes ce qui serait
totalement saugrenu, maintenant). Dans le magasin (une petite boutique en
Bretagne, tenue par un pote), j’ai décidé d’acheter un portable et de passer à
la Wifi avec une box histoire d’en finir avec les câbles, les cartons, … J’ai
donc pris un HP Pavillon avec Vista et un processeur Centrino pour la modique
somme de 1300 euros (il valait 1200 dans un hypermarché mais j’ai eu un vrai
service en l’achetant à mon pote, notamment la mise en route).
Ca fait cinq ans. Il tourne comme une horloge. Un vrai
bonheur.
Je m’attends à ce qu’il rende l’âme prochainement mais le
fait d’avoir un iPad et un iPhone diminuent l’intérêt du PC, pour moi,
maintenant que ma principale activité avec ces machins tourne autour des blogs
et de l’actualité politique en général.
L’iPad est très bien pour lire les flux RSS depuis son lit
(ou ses toilettes).
mardi 3 juillet 2012
Mes voitures
Mes vacances s’organisent. Comme chaque année, je pose
petite touche après petite touche sans avoir de plan précis mais un objectif
global : une espèce de tour de France des copains avec une virée en Belgique
et une fin probable à l’Université d’Eté du Parti Socialiste. La première
pierre est posée : un week-end, avant les vacances, avec un gros noir,
chez Didier Goux. Néanmoins,
un premier problème se pose : je n’ai pas de voiture. Ca va faire trois
ans (le troisième été sans voiture) pour des raisons que j’ai racontées par
ailleurs.
En y pensant, je me suis rappelé « toutes » les
voitures que j’ai eues depuis mes dix-huit ans et que je ne n’avais pas fait de
vrai billet, ici, depuis bientôt 5 mois. Nostalgie ?
Petit, comme bout de mômes, je jouais beaucoup aux « petites
voitures » et j’aimais bien les voitures de mes parents. De mon père,
devrais-je dire, c’était toujours lui qui s’en occupait… Au plus loin que
remontent mes souvenirs, mes parents avaient une Citroën ID (une espèce de DS bas
de gamme pour ceux qui ne connaissent pas) et une 2ch. Vers 1975, de mémoire,
on a eu un petit d’accent à Saint Brieuc et l’ID a rendu l’âme… Le châssis
était plié. Dans l’urgence, mon père a acheté une CX, ce qui n’était pas dans
ses plans initiaux. Nous étions trois enfants, pour pouvoir circuler avec les
grands-mères, les chiens, les bagages, il fallait une voiture plus grande mais
il n’y avait rien de satisfaisant sur le marché, à l’époque. En 1976, je crois,
Citroën a lancé la CX Break Familiale et Peugeot une 505 équivalente. Je crois
qu’on a acheté la CX Break Familiale en 1976 ou 1977 (de mémoire, c’était peut-être
un peu après).
Pourquoi je vous raconte ça ? Pour fonder de décor d’une
famille provinciale à la fin des années 70 mais aussi parce que, quand j’ai eu
16 ou 17 ans et donc l’âge de conduire avec mon père (je ne parle pas de l’âge
légal, c’était bien entendu interdit), j’ai fait mes premières armes avec une
2cv et ce monstre, ce veau, qu’était la CX Break. J’ai notamment passé des
heures à faire des manœuvres sur le parking de la pointe du Blaire avec ce
tank.
Du coup, quand, vers 18 ans, je me suis pointé à l’auto
école, je n’avais aucune difficulté à faire des manœuvres et à conduire. Mon moniteur
a constaté que je serai près à passer le permis au bout de 15 leçons et nous
primes rendez-vous pour le 15 juin 1984. Le 7 juin, je me suis rendu compte que
c’était le jour de mon bac philo. J’ai donc appelé l’autoécole qui m’avait un
créneau pour le 8 suite au désistement de quelqu’un. Je suis donc finalement
allé passé le permis au bout de 13 leçons en étant prévenu moins de 18 heures
avant…
Pendant l’épreuve, j’ai failli avoir un accident très grave :
un imbécile avait débouché à fond en marche arrière d’un sens unique. C’est l’inspecteur
qui a réussi à freiné. Je me rappelle de son expression. Il était livide. Il m’a
déclaré : « c’est un miracle que je l’ai
vu et que j’ai eu le réflexe ; à une demi-seconde près, nous étions mort ».
Comme il avait vu que je me démerdais bien, il a mis fin immédiatement à l’examen
et m’a donné mon papier rose. Ca fait 28 ans (et presque un mois) et ça ne nous
rajeunit pas.
A noter que j’ai un mauvais souvenir de cette époque, des
leçons de code, des leçons de conduite (malgré la sympathie des moniteurs)…
Tout le monde me paraissait globalement incompétent… et je considérais l’autoécole
comme une bande de voleurs. Notamment, c’était la secrétaire qui nous donnait
les leçons de code et elle n’avait pas un QI à trois chiffres. Il n’empêche qu’à
cette époque, le but des autoécoles étaient de permettre à des jeunes d’apprendre
à conduire pour passer le permis… et c’était très bien. C’est vite parti en
couilles, ensuite. Je me souviens de copains et de ma petite sœur qui ont passé
le permis au cours des années suivantes. Les règles avaient changé et il est
devenu trop difficile de passer le permis. La conduite accompagnée, introduite
fin 1990, je crois, a amélioré le système mais je ne crois pas que ça soit
parfait.
La première année « scolaire » après le permis s’est
bien passé mais nous étions quatre chauffeurs pour deux voitures (en gros, ma
mère, mon frère et moi, on se partageait la 2ch). Mon frère était étudiant à
Rennes et moi à Vannes, on arrivait à se débrouiller mais la situation était un
peu tendue, certains week-ends et pendant les vacances, on s’engueulait un peu…
Mon père a fini par se décider d’acheter une troisième voiture.
Un jour, je suis arrivé à la maison, il y avait une Citroën LNA
11E garée devant. C’était la voiture de démonstration que mon père avait
rachetée à la concession pour « une bouchée de pain ». Je me rappelle
de quelques heures passées dans la voiture, ce premier soir, à bien lire la
notice et tout ça… On est cons quand on est jeunes… J’ai longtemps considéré
cette voiture comme la mienne alors qu’elle était plus utilisée par mon frangin
qui faisait beaucoup plus de route. Cette année là, l’année scolaire 1985-1986,
je roulais essentielle avec la 2cv.
La LNA 11E était très bien. Elle avait un énorme avantage :
elle avait un « joli moteur » (la plupart des petites voitures de l’époque,
n’avait pas 1,1 litre sous le capot) et elle était très légère. Ce qui fait que
j’arrivais à démarrer plus vite que la plupart des branleurs qui avaient des
voitures plus puissantes. Je me rappelle avoir grillé un type avec un BMW sur
la rocade de Loudéac, ça m’avait fait rigoler.
Je ne sais plus trop bien pourquoi mais elle était devenue « à
moi » (j’en étais le conducteur principal) mi 1988.
Entre temps, la situation était devenue invivable pour ma mère.
Mon frangin prenait la LN la semaine et moi la 2ch. Il ne restait plus rien à
la maison. Du coup, mon père a acheté ce qu’il y avait le moins cher sur le
marché, une Fiat Panda, voiture qui était également très bien pour un jeune con
comme moi, elle me permettait de rouler allègrement à 130 sur la 4 voies
limitée à 110 quand je suis devenu étudiant à Nantes (il nous fallait à l’époque
deux voitures fiables puisque mon frangin et moi étions étudiants assez loin).
En 1987 ou en 1988, mon père a remplacé sa CX par une
Renault Espace (à l’époque c’était particulièrement innovant) et il a acheté,
un peu après, peut-être, une Renault 5 mais j’ai oublié les circonstances :
était-ce quand la 2cv a rendu à l’âme ou quand ma petite sœur a eu le permis ?
Je ne sais plus si à une époque, nous n’avions pas cinq voitures : l’Espace,
la 2cv, la R5, la Panda et la LN… Au fond, c’était très peu important pour moi
puisque dès fin 1987, j’allais bosser à Paris pour un peu moins de trois avant
le service militaire (dans le blog, j’ai raconté une période de trois mois à l’été
1988 où on bossait à Vannes mais nous avions des voitures de service).
Vers octobre ou novembre 1990, j’ai recommencé à bosser en
Province. Il me fallait une voiture. Six ans et demi après le passage du
permis, j’ai décidé d’acheter une voiture. Même si je n’avais que 24 ans, j’ai
décidé de me rabattre une ZX Reflex 1,4L, une voiture de bon père de famille.
Je crois me souvenir que lors de l’achat, mon père m’avait donné la LN que je
puisse bénéficier de la « reprise constructeur ».
Je n’ai gardé cette voiture qu’un mois. Quand je l’ai reçue,
j’étais extrêmement déçu par son faible niveau d’équipement : visiblement,
le modèle que j’avais essayé était « toutes options » mais le
commercial ne m’avait vendu aucune option. Le commercial a fait deux erreurs :
comme geste commercial, il m’a offert un autoradio et un essuie glace arrière.
L’autoradio fourni était une vraie merde, sans même la FM… et j’ai découvert
que l’essuie glace était de série. Il avait commis le tort de mentionner le
cadeau dans le bon de commande. Un courrier à la direction commerciale de Citroën
et une semaine après, je recevais une nouvelle ZX, correspondant à mes
attentes.
Je m’égare mais à cette époque, j’étais devenu un si fin
négociateur, en ayant beaucoup appris et beaucoup réfléchis à cette histoire
que je gagnais une fortune sur certains achats que je faisais (j’ai perdu la
main vers 1995).
Le tournant est arrivé moins de deux ans après. J’avais
certes une voiture parfaite, d’une tenue de route exceptionnelle (c’était une
des premières avoir les roues arrières directrices) mais elle restait « terne ».
D’ailleurs, jusqu’à environ 2000, toutes les Citroën se sont démodées très
rapidement. Celle que je voulais acheter, alors, au printemps 1993, ne
dérogeait pas au principe. Lors de l’annonce de la sortie de la Xantia, par Citroën,
j’avais décidé d’en acheter une.
Je me suis donc pointé à une journée porte-ouverte pour sa
présentation et je suis tombé sur le même commercial… qui m’a reconnu. Je lui
ai fait part de mon envie. Il m’a dit « Hé !
Je te connais, tu vas encore regretter ton achat, tu ne vas pas acheter une
familiale à 27 ans… » « Heu… »
« Voila ce que je te propose : tu passes
me voir lundi à Pontivy, là, un samedi, je suis débordé avec la journée
porte-ouverte et on discutera mieux. »
Je me pointe dans son bureau le lundi et il me montre une
voiture sur le parking. Il m’explique qu’il l’avait vendu à deux petits vieux
mais que compte tenu de la forme des sièges, la dame avait beaucoup de mal. Il
leur fallait donc changer en urgence et ils avaient opté pour une Xantia. Mais,
ils ne l’avaient que depuis trois ou quatre mois, la changer comme ça leur coûterait
beaucoup trop cher puisque Citroën n’offrait qu’un prix dérisoire. Il m’a donc
proposé le deal suivant : il négociait avec Citroën pour l’achat de la
Xantia des braves gens avec la reprise de ma ZX et il me vendait leur voiture avec
une légère décote, moins la reprise de ma voiture tout en ôtant du prix toute
la marge de négociation qu’il pouvait obtenir auprès de la concession et auprès
de Citroën pour la vente de la Xsara. Vous m’avez suivi ? Non ? Pas
grave… Je lui enlevais une épine du pied en lui permettant de « sauver les
vieux » tout en obtenant une voiture quasiment neuve, à son juste prix même
si la voiture n’était pas cotée, tout en bénéficiant, en plus, de la marge
obtenue sur l’autre vente…
Il ne me restait plus qu’à l’essayer mais le gugusse m’a
prévenu : « l’essayer, c’est l’adopter ».
Effectivement, après un trajet d’une vingtaine de kilomètres, je me suis
demandé comment je pouvais ne pas avoir déjà acheté une telle voiture. Je
signais illico avec un petit pincement au cœur : mon père était mort
quelques mois auparavant et c’est la première fois que je prenais une décision
de cette importance sans lui demander son avis.
C’était une ZX Volcane coupée, 2 litre injection. 1600 km au
compteur. 122 chevaux. Ma première vraie voiture (malgré une LN que je
considérais comme m’appartenant et deux autres ZX).
Quelques mois après, ma mission en Bretagne s’arrêtait et je
recommençais à bosser à Paris. En lointaine banlieue Parisienne, pour être plus
précis, alors que j’allais décider d’acheter au Kremlin-Bicêtre. C’est ainsi
que je faisais 35 kilomètres deux fois par jour pour le boulot et que je
rentrais en week-end en Bretagne tous les week-ends, soit deux fois 430 km. La
première année, j’avais fait 55 000 kilomètres. 60 000 la deuxième
et, à peu près autant la troisième, au cours de laquelle je recommençais à
travailler dans Paris. Fin 1996 ou début 1997, il a fallu que je change un peu
de mode de vie : ce n’était plus possible d’aller au travail en voiture et
de rentrer en Bretagne toutes les semaines (je suis passé à « toutes les
deux semaines » puis, rapidement, à mon rythme actuel : « toutes
les trois semaines). Puis, je me suis fait à l’évidence : quitter Paris en
voiture le vendredi soir était une galère, c’était devenu beaucoup plus facile
de rentrer en train.
Ainsi, je me suis retrouvé avec une voiture de quatre ans
avec laquelle j’avais fait 180 000 kilomètres, qui était comme neuve (180 000
kilomètres à vitesse constante sur autoroute soit de province soit de banlieue
n’est pas usant). Je la prenais surtout pour les vacances et roulais toujours
beaucoup.
Je n’ai jamais compris pourquoi, il avait fallu que je
change l’embrayage au bout de 140 000 kilomètres. Vu la conduite que j’avais
(de longues distances), c’était surprenant. Ce sont les seuls frais importants
que j’ai eus, d’autant qu’ensuite, j’ai arrêté de faire l’entretien dans les
concessions Citröen. La fixation de l’alternateur a rendu l’âme vers 200 000
kilomètres et un copain a passé pas mal d’heures à réparer ça puisqu’il a fallu
« re-tarauder le pas de vis » ou un truc comme ça. Ca lui a couté
cinq ou six heures (et ça m’a couté un restaurant). Vers 180 000 kilomètres,
j’ai eu pas mal de problèmes d’électronique : un capteur « de pas à
pas » qui déconnait. La voiture callait tout le temps. Ca a duré six mois,
jusqu’au jour où je me décide à aller au garage. L’électricien a branché ma
voiture sur un ordinateur, cliqué sur un truc et je n’ai plus eu aucun
problème. Vers 240 000 kilomètres, il y a une bougie que je n’arrivais
plus à changer, il aurait fallu faire des investigations avec un mécano
meilleur que celui qui me faisait l’entretien courant.
A 260 000 kilomètres fin 2001, j’avais un contrôle
technique à faire. Il me fallait changer les quatre pneus, les amortisseurs et
quelques bricoles sans compter la courroie de distribution qu’il aurait fallu
changer l’année suivante, ma bougie récalcitrante à mettre au pas, … J’ai donc
pris à regret la meilleure solution qui s’ouvrait à moi : remplacer ma
voiture.
Je me suis donc pointé un samedi dans un machin d’occasions
récentes de chez Citroën. J’ai expliqué ma situation au gars qui ne pouvait pas
grand-chose pour la reprise de ma ZX (il m’a même fait comprendre que c’était
plutôt un boulet pour lui). Il n’empêche qu’il m’a proposé une voiture de même
type, une Xsara VTS 2.0, 138 chevaux de 10 000 kilomètres, pour un montant
exactement identique de ce qu’il m’avait fallu payer pour la ZX près de 10 ans
avant mais avec un équipement bien supérieur (sans compter la puissance
supplémentaire) : GPS, radar de recul, allumage automatique des feux,
essuie glace automatique (et j’en passe, mais ce sont des machins que je ne
retrouve pas systématiquement dans les voitures de locations que je prends
aujourd’hui, ce qui montre que le progrès n’est pas si rapide).
J’ai bien aimé cette voiture aussi. Peut-être pas autant que
la ZX mais bon… Peut-être pas aussi speed mais beaucoup plus stable à grande
vitesse alors qu’après 180 kilomètres heures, la ZX devait être tenue à deux
mains. J’ai poussé la Xsara à près de 200, elle ne bougeait pas. Rassurez-vous,
je ne suis pas taré, je n’ai fait aucune pointe de vitesse avec la Xsara en France
et, avec la ZX, c’était toujours des accidents. De toute manière, à partir de
2002 ou 2003, ça a commencé à craindre de faire des conneries.
J’ai beaucoup moins roulé avec la Xsara qu’avec la ZX même
si à l’occasion d’un changement de job, j’ai recommencé à aller en Bretagne
avec…
A un retour, en novembre 2009, le pot d’échappement s’est
cassé la gueule… et j’étais en retard pour le contrôle technique. Les aléas de
la vie Parisienne étant là, je travaillais loin de chez moi et ne pouvais
trouver de temps pour faire les réparations en semaine, comme je faisais jusqu’en
avril 2008 (j’avais un garage près du boulot). J’ai donc « tardé »
dans la réparation… et pris l’habitude de prendre des voitures de locations. C’était
très bien. En fait, je me suis rendu compte que je n’avais plus confiance dans
la Xsara depuis qu’elle avait perdu son pot d’échappement sans crier gare.
Prendre des voitures de location était devenu un confort, je partais en
sécurité et n’avais plus à m’occuper de l’entretien (c’est très chiant en
banlieue Parisienne quand vous bossez loin…).
Aux vacances de Noël 2011, deux ans après donc, en discutant
avec un pote, je me suis rendu compte qu’il avait besoin d’une voiture et que j’en
avais une : je la lui ai donné à condition qu’il s’occupe de tout. Le
rapatriement en Bretagne (par un pote) et les réparations (par le même pote)
lui ont coûté moins de 1500 euros, l’heureux homme.
Et je me rends compte qu’on vit très bien sans voiture.
mercredi 11 avril 2012
Attendre le 6 mai
J’attends le 6 mai à 20 heures. Ce n’est pas de l’impatience,
on n’est jamais impatient de vieillir. Je n’attends pas d’être débarrassé ou d’avoir
un nouveau Président. Si, en fait. J’attends surtout de savoir. Savoir si les
cinq années de lutte contre un pouvoir en place seront terminées, savoir si
nous pourrons vaquer à autre chose, savoir qu’on pourra arrêter ou savoir qu’on
en reprendra plein la gueule pendant cinq ans.
Le 6 mai à 20 heures, j’espère être à Solférino, non pas
pour le principe mais pour faire la fête avec ceux dont je partage la lutte. La
soirée se poursuivra probablement vers Bastille. Je rentrerai surement chez
moi, je n’aime pas spécialement les grands raouts. Je préfère être avec
quelques copains, au comptoir. Peut-être un Kremlin des Blogs, le 7 au soir.
J’attends le 6 mai parce que je suis fatigué. Fatigué de me
battre pour démontrer deux évidences : Nicolas Sarkozy est un mauvais
Président pour la France et François Hollande est le seul à porter un projet
crédible. Fatigué des réacs, des « vrais gauchistes », des
centristes, complètement déconnectés de réalités. Non François Hollande n’agira
pas comme Nicolas Sarkozy. Non François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon n’ont pas
un programme applicable.
Le SMIC à 1700 euros ? Comment on fait dans l’administration
territoriale ? On augmente les impôts pour payer les salaires. Le pouvoir
d’achat donné d’un côté qui repart dans les taxes et l’inflation ?
Pourtant, dès le 22 avril, il nous faudra travailler
ensemble : les électeurs de toute la gauche et un maximum d’électeurs de
François Bayrou, tout droit derrière un candidat, car il n’y a pas d’autre
solution. Au second tour, on élimine. J’entends déjà tous ces peine-à-jouir
ronchonner parce que François Hollande ne reprend pas toutes les propositions
de Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Ils vivent dans un autre monde.
Alors j’attends le 6 mai. Après la fête, j’espère, mais les
larmes sont aussi possibles, il sera temps de remettre la machine en route, de
commencer à aborder les législatives, chacun selon les aléas de sa
circonscription. Tiens ! Là aussi, je suis emmerdé. J’avais toujours dit
que je voterai pour le communiste sortant, au nom de l’unité de la gauche, du
respect des partenaires et tout ça. Mais quel respect ? Et si le PS décide
de récupérer la circonscription, selon les résultats du premier tour de la
Présidentielle ? Et si, et si, et si, …
Il faut avancer. Certains ne l’ont pas compris.
Je suis aussi fatigué des socialos, de moi-même donc, à
ressasser les mêmes trucs… Il faut toujours avancer les arguments du candidat,
faire des petits gestes qui, individuellement, ne servent pas à grand-chose. Un
tweet par ci, un tweet par là, … Pourtant, il le faut. Je le fais.
J’attends le 6 mai.
Et le Kremlin des Blogs du 7 au soir.
vendredi 30 mars 2012
Mission spéciale pour un ticket
Je ne parle jamais dans les blogs de mon travail actuel sauf, à l'occasion pour raconter des anecdotes lors de mes déplacements professionnels. Il n'empêche qu'il me faut dire à quel point je suis parfois TRES dévoué à mon travail...
Dans le service où je bosse, on a en charge non seulement des distributeurs de pognon mais aussi des serveurs où ils sont connectés, de même que les terminaux de paiement chez les commerçants. Nous avons une seule ligne téléphonique normale pour le connecter (nos postes passent par un PABX) et, il se trouve, qu'elle est à côté de mon bureau, qui jouxte celui de mon collègue responsable de ces machins.
Depuis une semaine, nous n'avions plus de rouleau de papier mais nous n'avions aucune idée de la manière de s'en procurer officiellement par l'entreprise. A qui demander ? Ou chercher ? Faut-il faire un bon de commande ?
J'ai alors eu l'idée géniale : en demander dans un des bistros que je fréquente. Je n'ai pas de tête donc on avait convenu, avec une collègue, qu'elle m'enverrait un SMS samedi dernier, à l'heure de l'apéro, pour me faire penser. Pas de bol, samedi dernier, j'ai pris l'apéro à l'Aéro où il n'y a pas la possibilité de payer par carte. Du coup, j'ai oublié...
Jusqu'à mardi soir... J'ai pris un rouleau à la Comète et un autre à l'Amandine parce que je ne savais pas le modèle (en fait, c'est à peu près standard). Et j'ai demandé à Michel, le patron de l'Amandine, s'il pouvait m'en acheter un carton la prochaine fois qu'il irait chez Métro (grande surface réservée aux professionnels).
Je l'ai récupéré hier soir. 11 euros. C'est donné.
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