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jeudi 27 septembre 2012

L'Ambassade Américaine est mal gardée

Hier, j’avais rendez-vous avec un copain blogueur à l’Elysée. Pas François, il est aux USA et ne blogue pas. Et pas à l’Elysée, rue de l’Elysée. Je sors du métro Concorde. A l’angle de je ne sais quelle rue, je vois plein de policiers. Je passe devant deux d’entre eux à côté d’une guérite. Il y avait des barrières, je croyais que c’était pour empêcher les voitures de se garer là. Je passe. Une vingtaine de mètres plus loin, des barrières m’empêchent de passer. Je vais pour faire demi-tour quand un type me hèle : « Hé ! Monsieur, vous n’avez pas le droit de passer là ». « Ah ! Désolé ! ». Je fais demi-tour et repasse devant les deux policiers qui commencent à m’engueuler parce que je n’avais pas le droit d’être là.

J’étais passé devant eux deux minutes avant et ils ne m’avaient pas intercepté.

Le dispositif de sécurité à l’ambassade Américaine laisse à désirer : on laisse les gens entrer mais on les engueule quand ils sortent.

mardi 15 novembre 2011

Mon ami

Je voulais laisser un deuxièmecommentaire à Dorham mais il aurait été trop long. Le débat est vachement philosophique et donc loin d’être ma tasse thé, ce liquide imbuvable. Allez lire Dorham sinon vous ne comprendrez rien à mes propos.

Dorham, me répondant, a écrit, à propos de l’amitié : « Je crois simplement qu'elle exige une forme de don. Le partage d'une même condition. Je crois que l'on confond nos relations amicales, nos affinités, avec l'amitié véritable, comme on confond très souvent la passion amoureuse avec l'amour véritable. »

Je ne suis pas d’accord, il y met trop de force. Peut-être confond-il l’amitié avec une forme d’amour viril qu’on pourrait avoir… Je n’aime pas mesurer l’amitié ou mettre des degrés d’amitié mais peut-être faut-il le faire. Dans sa définition, il faudrait placer un curseur pour définir le moment auquel on passe de « relation amicale » à « amitié véritable » ce qui me semble impossible.

Celui qu’on pourrait appeler « mon meilleur ami » est un copain depuis près de 35 ans, nous avions tous les deux 11 ans quand on s’est rencontrés.

A 18 ans, j’ai quitté la maison pour aller étudier et à 21 ans j’ai commencé à travailler. Lui à glandouiller des années avant de trouver une formation puis un métier, à Loudéac, qui lui convenait. C’est probablement après que notre amitié s’est développée, au point de partir en vacances ensemble systématiquement et tout ça, et surtout, maintenant qu’il n’habite plus Loudéac, mais y travaille, on se voit toujours au bistro, comme quand on avait 18 ans, quand je rentre toutes les trois semaines. Et on ne se dit pas grand-chose à part des conneries de comptoir, parce qu’on se comporte comme si on s’était vus la veille.

Il n’y a aucun don entre nous, on ne partage pas du tout la même condition. J’ai un niveau de vie largement supérieur au sien (j’ai un bien meilleur revenu et j’ai fini de payer mon appartement) mais je suis plus flambeur. Je ne lui donne rien parce que ça impliquerait une forme de soumission de lui à moi dont on ne pourrait, en aucun cas, faire abstraction, ni lui, ni moi. Il y aurait une exigence de fidélité, d’exclusivité intenable.

C’est d’ailleurs peut-être ce qui différencie l’amitié de l’amour. L’amitié n’impose pas d’exclusivité tout comme l’amour n’impose pas de réciprocité.

J’ai bon, là ?