mardi 26 janvier 2016

Triste lundi !

Ma grand-mère aurait eu 115 ans aujourd'hui s'il elle n'était pas morte à 99 d'un excès d'années, sans même devenir centenaire, ce qui aurait pu nous assurer une célébrité communale. 

Je pense toujours à elle et à son enterrement. Figurez-vous qu'il faisait une chaleur à crever et que nous avions invité toute la famille à la maison mais que nous n'avions pas assez à boire à cause de la chaleur. On garde des souvenirs idiots en tête mais je me rappelle ma sœur aller chercher des réserves chez Lidl. Presque vingt ans après. 

Je pense à elle non pas parce que c'est - ça aurait été - son anniversaire, j'y pense tous les jours. Je pense à elle parce que nous avons eu une discussion au bistro à propos des prénoms originaux que veulent coller à leurs enfants à venir les jeunots du comptoir. J'ai entendu tellement de conneries que je leur ai dit que son prénom était Vincente. 

La pauvre. C'est elle qui a converti la famille à un athéisme forcené, qui a été une des premières divorcées du Centre Bretagne, j'en passe et des meilleures. Cela étant, elle était normale. Elle s'occupait de ses petits enfants, la pauvre,... J'étais dans le lot. Le gros lot, même. 

Je me rappelle une fois, elle avait reçu un courrier d'un notaire et avait simplement dit "Tiens ! Mon mari est mort ! Je vais toucher une pension." Je n'y comprenais rien. Il faut dire que je ne savais pas qu'elle s'était remariée après la mort de mon grand-père, et, donc, avait divorcé quelques années après. 

Toujours est-il qu'en tant qu'horrible réactionnaire, je ne dirai jamais "ma mémé est morte" ni encore moins que qu'elle est décédée, d'ailleurs. Je vais être un peu grossière mais il me semble qu'une dame est destinée à passer l'arme à gauche avant ses petits enfants. 

J'ai lu trop de conneries sur la toile aujourd'hui. 

Ça me rappelle l'enterrement de mon autre grand-mère. J'avais acheté la semaine précédente une nouvelle voiture, avec le GPS qui parlait. Du coup, avec les cousins, on avait passé plus de temps à écouter la voiture que le curé (ben oui, l'autre branche de la famille). La première sortie de ma voiture. La moitié dû cimetière de Paimpol qui la regardait. L'autre moitié regardait les tombes. 

Amen. 

Le respect, bordel !

dimanche 15 novembre 2015

Programme télé : virez Sarkozy !

Ce soir, France 2 reçoit Cazeneuve. TF1 reçoit Sarkozy. J'envisage sérieusement de ne pas aller au bistro et de rester à la maison regarder la 2 pour montrer à quel point je conchie la une et son intivité. 

J'ai néanmoins confiance en mon instinct pour trouver un bistro avec la télé et France 2. 

Depuis que je blogue, je n'ai jamais appelé l'autre "le nain" ou "le nabot". Il n'empêche que je vais être grossier : cette misérable merde n'a rien à foutre à la télé. Sauf pour s'expliquer sur Guéant ou sur le financement de sa campagne par la Lybie. 

Faire une telle récupération est ignoble d'autant qu'il est largement responsable d'une partie des merdes qui nous tombent sur la gueule. J'appelle la droite à se ressaisir. Virez ce guignol assez fou à lier pour ne pas se rendre compte que ses agissements vous font perdre toute crédibilité. 

mercredi 30 septembre 2015

Du off !

Depuis quelques temps, je suis obligé d'envoyer des mails (ou des SMS) à des clients ou des fournisseurs en précisant qu'ils sont "off". Et j'en reçois de leur part de la mêle nature. En gros, un mail off est l'équivalent d'une conversation téléphonique (c'est entre toi et moi) mais moins chiant. 

Le off veut dire que le mail s'inscrit hors de la relation client-fournisseur, c'est-à-dire hors de toute relation contractuelle. Du genre : "il me semble que ta boîte ou ton service merde sur le sujet, essaie d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard". 

La cause est relativement simple : de plus en plus d'aboutissement envoient des mails avec des tonnes de destinataires. Le numerique tuera le numerique. Pour se couvrir ou pour se donner de l'importance. Ils se rendent ridicules (mouarf ! Encore un mail de machin avec 2500 destinataires). 

On ne peut plus régler par mail des problèmes importants sans passer par le off parce que des peine-à-jouir croient que leurs mails ont une valeur contractuelle et se sentent obligés de mette une hiérarchie en copie pour ce couvrir alors que si je mets ma hiérarchie en copie c'est pour les informer. 

Tant qu'on n'aura pas dépassé ce stade, la transformation numerique sera impossible. 

jeudi 25 juin 2015

Les mots des maux de la RATP

Dans mon dernier billet, je ronchonnais contre des mots employés à tort faisant dériver la langue française dans un sens qu'il n'est même pas nécessaire d'être réactionnaire pour le regretter. Je tiens à signaler que la RATP devient championne dans le domaine. 

Depuis quelques mois, ils améliorent l'information au client pour expliquer les incidents. Dans l'absolu, on devrait s'en foutre royalement (le seul truc qui devrait nous intéresser est le temps que l'on va perdre), mais il faut reconnaître qu'ils sont forts pour la communication. Par exemple, quand ils annoncent un arrêt de la rame quelques minutes pour un problème de signalisation, on en est presque à les considérer qu'ils sont victimes des types qui gèrent les "feux tricolores" en oubliant qu'ils en sont responsables. Le train serait arrêté pour permettre au conducteur de sauter la guichetière que cela ne changerait rien au problème. A la limite, on serait encore plus compréhensifs ! Et encore plus s'il était parti pisser une bière bue en trop. 

Toujours est-il qu'ils ont préparé un certains nombre d'annonces standard. La pire est : "nous devons patienter suite à un malaise voyageur". La première fois, vous vous dites que le conducteur de la rame qui dit ça dans le micro. 

C'est une habitude. Par exemple, je prends un métro (la ligne 7) qui est en "Y". Une rame sur deux va vers Ivry, l'autre vers Villejuif. Tous les soirs, à la dernière station avant ce Y, le conducteur nous rappelle qu'il faut qu'on vérifie si on est dans la bonne rame ce qui se traduit une fois sur deux : "je vous rappelle que cette rame se dirige en direction de..."

Ça fait mal aux oreilles. 

Mais le "malaise voyageur" revient de plus en plus souvent ce qui laisse penser que les différentes annonces sont maintenant préparées à l'avance. Pourquoi ne parlent-ils pas "du malaise d'un voyageur" mais d'un "malaise voyageur", ce qui ne veut strictement rien dire ?

Sans compter que le nombre de malaises est assez incroyable. Pour qu'il m'énerve à ce point, c'est qu'on l'entend souvent. 

Chers usagers de la RATP, la prochaine fois que vous voyez un type tourner de l'œil dans un wagon, vous le foutez dehors. Ca m'évitera d'arriver en retard au bureau ou au bistro et d'entendre des conneries. 

lundi 22 juin 2015

Le poids des morts, le choc des faux mots

Une collègue a perdu sa mère la semaine dernière. Une autre collègue a donc organisé une collecte pour des fleurs. Elle a envoyé un mail collectif : "pour le décès de la maman de X, une enveloppe patati patata". 

J'espère que ma mère nous quittera quand je serai à la retraite. Si cela arrive avant, j'aimerais bien qu'on fasse une collecte pour la mort de ma mère et pas pour le décès de ma maman. 

C'est mon testament. Merci.