mercredi 30 septembre 2015

Du off !

Depuis quelques temps, je suis obligé d'envoyer des mails (ou des SMS) à des clients ou des fournisseurs en précisant qu'ils sont "off". Et j'en reçois de leur part de la mêle nature. En gros, un mail off est l'équivalent d'une conversation téléphonique (c'est entre toi et moi) mais moins chiant. 

Le off veut dire que le mail s'inscrit hors de la relation client-fournisseur, c'est-à-dire hors de toute relation contractuelle. Du genre : "il me semble que ta boîte ou ton service merde sur le sujet, essaie d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard". 

La cause est relativement simple : de plus en plus d'aboutissement envoient des mails avec des tonnes de destinataires. Le numerique tuera le numerique. Pour se couvrir ou pour se donner de l'importance. Ils se rendent ridicules (mouarf ! Encore un mail de machin avec 2500 destinataires). 

On ne peut plus régler par mail des problèmes importants sans passer par le off parce que des peine-à-jouir croient que leurs mails ont une valeur contractuelle et se sentent obligés de mette une hiérarchie en copie pour ce couvrir alors que si je mets ma hiérarchie en copie c'est pour les informer. 

Tant qu'on n'aura pas dépassé ce stade, la transformation numerique sera impossible. 

jeudi 25 juin 2015

Les mots des maux de la RATP

Dans mon dernier billet, je ronchonnais contre des mots employés à tort faisant dériver la langue française dans un sens qu'il n'est même pas nécessaire d'être réactionnaire pour le regretter. Je tiens à signaler que la RATP devient championne dans le domaine. 

Depuis quelques mois, ils améliorent l'information au client pour expliquer les incidents. Dans l'absolu, on devrait s'en foutre royalement (le seul truc qui devrait nous intéresser est le temps que l'on va perdre), mais il faut reconnaître qu'ils sont forts pour la communication. Par exemple, quand ils annoncent un arrêt de la rame quelques minutes pour un problème de signalisation, on en est presque à les considérer qu'ils sont victimes des types qui gèrent les "feux tricolores" en oubliant qu'ils en sont responsables. Le train serait arrêté pour permettre au conducteur de sauter la guichetière que cela ne changerait rien au problème. A la limite, on serait encore plus compréhensifs ! Et encore plus s'il était parti pisser une bière bue en trop. 

Toujours est-il qu'ils ont préparé un certains nombre d'annonces standard. La pire est : "nous devons patienter suite à un malaise voyageur". La première fois, vous vous dites que le conducteur de la rame qui dit ça dans le micro. 

C'est une habitude. Par exemple, je prends un métro (la ligne 7) qui est en "Y". Une rame sur deux va vers Ivry, l'autre vers Villejuif. Tous les soirs, à la dernière station avant ce Y, le conducteur nous rappelle qu'il faut qu'on vérifie si on est dans la bonne rame ce qui se traduit une fois sur deux : "je vous rappelle que cette rame se dirige en direction de..."

Ça fait mal aux oreilles. 

Mais le "malaise voyageur" revient de plus en plus souvent ce qui laisse penser que les différentes annonces sont maintenant préparées à l'avance. Pourquoi ne parlent-ils pas "du malaise d'un voyageur" mais d'un "malaise voyageur", ce qui ne veut strictement rien dire ?

Sans compter que le nombre de malaises est assez incroyable. Pour qu'il m'énerve à ce point, c'est qu'on l'entend souvent. 

Chers usagers de la RATP, la prochaine fois que vous voyez un type tourner de l'œil dans un wagon, vous le foutez dehors. Ca m'évitera d'arriver en retard au bureau ou au bistro et d'entendre des conneries. 

lundi 22 juin 2015

Le poids des morts, le choc des faux mots

Une collègue a perdu sa mère la semaine dernière. Une autre collègue a donc organisé une collecte pour des fleurs. Elle a envoyé un mail collectif : "pour le décès de la maman de X, une enveloppe patati patata". 

J'espère que ma mère nous quittera quand je serai à la retraite. Si cela arrive avant, j'aimerais bien qu'on fasse une collecte pour la mort de ma mère et pas pour le décès de ma maman. 

C'est mon testament. Merci. 

lundi 15 juin 2015

Bug LinkedIn


Nicolas Jégou voudrait être copain avec moi mais je ne fréquente pas les gros cons. 

samedi 13 juin 2015

Dure vie de militant

Martine Aubry a perdu la fédération du Nord du PS.  Je m'en fous. Il n'empêche que pratiquer les réseaux sociaux est utile pour comprendre les militants. 

Ses fans sont tous en déroute et cherchent des angles d'attaque contre le gouvernement. Alors qu'ils ne comprennent pas que leur déroute vient justement de leur manque de soutien. 

jeudi 19 mars 2015

Salut, Lulu !

Je l'avais croisée, il y a deux ou trois ans, devant le 1880. Nous avions papoté de choses et d'autres, raconté nos vie respectives car nous nous étions perdus de vue depuis sept ou huit ans. Elle m'a raconté sa nouvelle carrière de grand-mère, depuis sa retraite, et sa guérison d'un cancer. C'est fou le nombre de gens guéris d'un cancer qui en meurent quelques mois plus tard. 

Je la connaissais depuis 1985, environ. Elle avait déjà les cheveux blancs, à 30 ans. C'est plus tard que nous sommes devenus proches, vers 1990 ou 1995. Vers 2005, les aléas de la vie : la fermeture d'un bistro, une séparation d'un couple d'amis et je ne sais plus quoi... On se voyait de moins en moins souvent puis plus du tout. 

Je me rappelle très bien de notre dernière fête ensemble. C'était chez elle. En écrivant cela, je le rappelle d'une autre fête chez elle, il y a plus de 10 ans. À 1h du matin, en rentrant, un méchant gendarme m'avait fait souffler dans le ballon et conduit au poste. Le verdict des urnes était formel : 0,79. Ça m'avait coûté 600 francs (ça fait donc plus de 13 ans !) mais c'était miraculeux compte tenu de ce que nous avions picolé. 

C'est grâce à Lucette que je n'ai plus jamais pris une voiture en soirée. Tout bien réfléchi, c'était probablement en 1899 compte tenu des bistros que nous avions fréquentés après le repas. Bref...

Car nous étions cela : des fêtards. Je me rappelle de soirée à rigoler, à danser, à chanter,... 

Toute la journée, j'ai pensé à notre petite bande : Lucette, Jocelyne, Yann, Gilles et Philippe, sans compter ceux que nous croisions lors des fêtes plus importantes, comme Jacques ou Fabienne, par qui j'ai appris la nouvelle. 4 ou 5 grosses fêtes par an et tant de petites. 

Lucette et Jocelyne étaient venus à l'enterrement de ma grand-mère. Ma mère m'avait demandé qui étaient ces deux dames. Je lui ai répondu. Elle m'a avoué qu'elle les avaient prises pour ces vieilles qui vont à tous les enterrements dans notre Centre Bretagne. J'avais éclaté de rire en pleine cérémonie. 

Je ne serai pas celui de Lucette, demain à 10 heures. Je suppose que Jocelyne, Yann, Jacques y seront de même que Réjeanne, Yannick et tant d'autres. 

C'est dur de perdre une copine de fête avec qui on a partagé tant de bons moments mais aussi les épreuves de la vie, les confidences, les problèmes de famille, de boulot,... 

Je garde l'image des cheveux blancs, des crises de rire, d'une amie attentionnée,... 

Mes pensées à tous. 

Et aux enfants que j'ai peu connus. 


mardi 3 mars 2015

Blog d'extrême droite : la réponse de @mediapart

Un blog d'extrême droite hébergé par Médiapart est remonté à la surface. Cela a fait un vague scandale dans les réseaux sociaux de gauche. Moi-même, j'en ai fait un billet ici (et pas dans le blog politique auquel je n'avais pas accès). Aujourd'hui, Médiapart a sorti un communiqué pour s'expliquer (il a été "déposé" en commentaire de mon billet d'hier). 

Je comprends les raisons : le blog est peu actif, tous les abonnés à Médiapart ont un blog d'office et ils ne peuvent pas tout contrôler. Et il y a la liberté d'expression et tout ça. 

Il n'empêche que ça ne change rien au problème. 

Médiapart héberge un blog d'extrême droite. 

Au frais des abonnés, d'ailleurs, ce qui est rigolo. D'autant que je ne suis pas abonné. 

Dans mon blog politique, je laisse les "opposants" s'exprimer mais dès lors qu'ils prennent mon blog pour leur tribune, je les vire. Tout ce qui est publié sur jegoun.net l'est avec mon accord. 

Ce qui est publié avec une étiquette "mediapart.fr" devrait être sous contrôle (même a posteriori). La liberté d'expression est une chose. La signature de l'expression une autre.